Vernissage le samedi 14 novembre 2020

Exposition / AUX ARBRES !

Exposition / AUX ARBRES !

AUX ARBRES !

Cercle de la Régénération

Aimer - Jouir - Polliniser - Germer

Pour un monde qui se régénère sans actionnaires


Conformément aux dernières mesures gouvernementales La cuisine a fermé ses espaces clos jusqu’au 1er décembre.

Mais La cuisine vous propose de suivre le vernissage de l’exposition en ligne !
Retrouvez nous avec les artistes, samedi à 18h pour la conférence en ligne d’Emmanuel Aze ici

Retrouvez dès à présent le film Manifeste pour une agriculture de l’amour

Cette exposition regroupe deux collectifs d’artistes féminines qui ont travaillé côte à côte et proposent de célébrer, cultiver, encourager la fertilité par des cabanes de revitalisation des sols, une fiction de planification territoriale en agro-écologie pour Nègrepelisse ou encore des rituelles de célébration de la fécondité pour et par les arbres.
Le Nouveau Ministère de l’Agriculture, Suzanne Husky et Stéphanie Sagot créé, avec le soutien de l’association Campagnes vivantes, une forêt nourricière partagée, nommée Aux arbres ! où les processus vitaux des sols sont stimulés. Elle deviendra le garde-manger des fourneaux de La cuisine. Un outil pédagogique vivant et évolutif l’accompagne. Il met notamment en relation les écoles, les services des espaces verts municipaux, les habitant.es.
Pensé comme une écotopie nourrie notamment des textes de William Morris, cet espace agroforestier s’accompagne d’un dessin vision de ce que serait un futur de Nègrepelisse où l’eau et la terre sont au centre des soins, allant du traitement des déchets, en passant par un cimetière récupérateur de phosphore, l’élevage, la polyculture etc.

Le Collectif “Les Trames”, Mathilde Amilhat, Fanette Declercq et Anaïs Duplan proposent “Une forêt tissée” : De toute cette horizontalité nous proposons de dresser le végétal. Pour dénoncer son absence, signifier sa nécessité, son appel. Une forêt comme cabane, comme remède. Une forêt que l’on construirait ensemble, en ronde, emplie de danses et de chants, comme force collective face aux injonctions. Nos arbres sont un lien entre terre et ciel, un clin d’oeil au rituel de l’arbre de mai quand les anciens célébraient la fécondité et la vie. Une forêt pour regagner une autonomie, qui s’étend, qui peuple et s’adapte. Elle invite à venir y déambuler, à y passer un temps, être ensemble - faire textile.

Les rendez-vous de l’exposition

Samedi 14 novembre

À partir de 18h
Rencontrez et participez au débat proposé par la Confédération Paysanne avec Emmanuel Aze, arboriculteur et responsable de la commission pesticides ainsi que des paysans du département autour du sujet : « Pesticides et zones de non traitement qu’est-ce qui se joue réellement ? ».

Rendez-vous ici

La Confédération Paysanne est un syndicat pour une agriculture paysanne et la défense de ses travailleurs.
Elle est, depuis 1989 dans le Tarn-et-Garonne un acteur majeur du syndicalisme agricole qui porte des valeurs de solidarité et de partage.
Le projet pour une agriculture paysanne qu’elle défend avec constance depuis sa création est cohérent et global.
Il intègre pleinement les dimensions sociales, agronomiques et environnementales dans la production agricole. C’est une alternative réaliste à un modèle d’agriculture industrielle qui élimine trop de paysans et de structures agricoles diversifiées !
C’est pourquoi elle revendique depuis de nombreuses années un plan de sortie des pesticides et le déploiement des alternatives. La sortie des pesticides doit donc être l’objet de politiques publiques globales !
Or nous assistons depuis plus de cinquante ans, à un encouragement de l’usage de ces pesticides, au détriment des paysans et des citoyens. L’établissement de zones de non traitement l’an dernier en sont la preuve.

Le programme Les semences

Les semences est un programme d’expositions, de performances et de conférences proposé par Stéphanie Sagot, artiste associée à La cuisine durant les automnes 2018, 2019 et 2020.

Artiste et maîtresse de conférences en art, issue d’une famille d’ostréiculteu.rices, Stéphanie Sagot développe un travail multiforme à portée écologiste et féministe. En liant création, recherche et commissariat d’exposition, elle s’intéresse aux relations entre art et quotidien en les envisageant comme une modalité d’émancipation voire de résistance. 
Impliquée sur le terrain, une de ses premières réalisations a été de créer le centre d’art et de design La cuisine en 2004, qu’elle a dirigé jusqu’en 2016. Dans les poursuites de son doctorat en art portant notamment sur les pratiques buissonnières de création, nourrie des écotopies de William Morris et de ses engagements nouant le politique et l’écologique à l’artistique, il s’est agi de mettre en perspective, dans une dimension contextuelle, les conditions structurelles, anthropologiques et sociales pouvant lier l’art à ce territoire agricole et rural. Pour rejoindre les propos de Morris ou encore de la philosophe Chantal Mouffe, elle pense qu’il est nécessaire d’élargir le champ d’intervention de l’art afin de s’opposer au programme de mobilisation totale du capitalisme. Ainsi, ces seize dernières années, à travers divers projets curatoriaux, de création et de recherche, elle a engagé des dialogues entre élu.es, habitant.es et artistes autour de réalisations interrogeant nos modes de vie, nos actions sur la transformation de la nature en visant notamment la qualification et l’aménagement du territoire à travers le prisme de l’alimentation.

Invitée en 2018 à développer un programme d’artiste associée au centre d’art durant trois années, elle met en place une programmation portant sur les semences.

Désignant aussi bien le liquide séminal que les graines, les semences portent en germe une vie, aujourd’hui sous contrôle.

La graine dans sa dimension végétative constitue une sorte d’existence en suspend, cachant derrière son apparence inerte une possible germination, désormais régulée par les entreprises de biotechnologies agricoles et les politiques publiques.
Le liquide séminal est actuellement prélevé, figé lui aussi mais cette fois par la congélation et commercialisé par l’industrie de l’élevage qui dirige la chaîne de cette vie animale.

Ces croisements entre le vivant et l’industrie opérés par l’agrobusiness et les politiques agricoles réduisent ainsi au stade de produit ces semences qui portent en elles paradoxalement la stérilité, volontaire dans une perspective de profit et de maîtrise de la production animale et végétale, ou involontaire car conséquente aux divers traitements pesticides et sanitaires.

Dans le programme Les semences (expositions, performances, conférences) se déroulant durant les automnes 2018, 2019 et 2020 à La cuisine, Stéphanie Sagot questionne notre place dans cette chaîne. Nous en sommes les héritier.es, mais en sommes-nous les derniers vivant.es ?

La dernière partie de ce cycle est réalisée par le duo Le Nouveau Ministère de l’Agriculture qu’elle développe depuis 2016 avec Suzanne Husky. Il s’agit d’une écotopie pour Nègrepelisse qui se concrétise dans la création d’une œuvre-jardin pérenne pour La cuisine et les habitant.es. Elle s’inscrit dans les enjeux que Stéphanie a mis en place dès l’élaboration du centre d’art, où l’art participe de la vie. Elle suit ainsi le fil d’autres créations mises en œuvre sur le territoire, comme le rûcher de Matali Crasset (2011). Cette écotopie concrète se veut une ouverture à d’autres possibles, où la vie est célébrée, où les sols redeviennent fertiles, clôturant ce programme triennal sur une échappée et la possibilité d’inventer de nouveaux récits face aux conditions anti-utopiennes de notre contemporanéité.

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